Ces applications qui bouleversent la cosméto

Il est courant de voir des personnes faire ses courses smartphone en main pour scanner les produits. Si cela donne de bonnes indications, les résultats obtenus méritent toutefois d’être nuancés. Pour ou contre ? décryptage.

L’application Yuka : Pour

Ça encourage la transparence

La méfiance des consommateurs à l’égard des cosmétiques ne cesse d’amplifier. Associations de consommateurs, blogs et autres mouvements ont déjà mis l’accent sur leur composition et ces applications qui ont la suite logique.

Pas étonnant que ces applis aient autant de succès. Et pour cause, échaudé par le greenwashing, le consommateur a davantage confiance dans des avis qu’il espère objectifs, car ils sont extérieurs au monde industriel.

C’est simple à utiliser

On telecharge l’application, on scanne le produit en magasin et le tour est joué. Certaines applis attribuent une note sur vingt, d’autres comme Yuka une note sur cent et les autres un cryptogramme allant du vert au rouge justifiés par la présence des ingrédients dit allergènes.

Ça fait bouger les choses

Mis au défi les industriels sortent de leur zone de confort et sont obligés de supprimer les substances qui, sans être forcément toxiques, ne sont pas très écologiques. La cosmétique certifiée bio avait déjà engagé ce mouvement, incitant les marques conventionnelles à faire des efforts.

Ça incite à consommer bio

Toutes ne donnent pas encore de produit de substitution à adopter, mais, quand elles s’y emploient, ce sont en majorité des produits bio. Naturels, sans ingrédients pétrochimiques, perturbateurs endocriniens ou additifs, le bio coche toutes les cases.

C’est rapide

Auparavant il fallait se rendre sur des sites pour pouvoir déchiffrer la liste Inci. Désormais tout est décrypté en un clic grâce aux applis. Pratique mais cela ne met pas d’accent sur certaines molécules jugées problématiques.

L’application Yuka : Contre

Ce n’est pas assez nuancé

Les ingrédients suspectés d’être des perturbateurs endocriniens ou cancérigènes sont mis sur le même plan.

C’est déroutant

En scannant un même produit sur différentes applis, il est fréquent de lire des avis discordants. Ainsi, Yuka attribue des mauvais points aux produits solaires contenant des filtres solaires juges à risque élevé. La raison ? Les algorithmes utilisés par les applis varient.

C’est parfois faux

Le code barre sur lequel la plupart fondent leurs avis est avant tout un outil destiné aux distributeurs (taille, poids du conditionnement…). La liste Inci de nombreux produits enregistrés dans les applis est parfois erronée car certaines contiennent des ingrédients retirés des formules depuis plusieurs années. Difficile donc de suivre les nombreuses reformulations. De plus, certaines applis alimentent leurs bases de donnée en open source notamment pour Yuka.

C’est anxiogène

Le risque : confondre risque et dangerosité. Yuka s’estime être un lanceur d’alerte et applique le principe de précaution. Résultat : l’application qualifient certains ingrédients de cancérigènes quand d’autres le classeront de controversés.

C’est trop sommaire

En votant toutes ces mauvaises notes, on aurait vite conclu que les marques de cosmétiques nous vendent n’importe quoi. Mais il faut savoir qu’avant chaque mise sur le marché d’un produit, chaque formule fait l’objet d’un contrôle rigoureux.

Rappelons que manger sain, c’est avant tout se tourner vers les produits non transformés… et cela nécessite, en principe…. ni code barre…. ni application !

En France il existe pour l’instant cinq applications téléchargeables gratuitement : Yuka, Cosmethics, QuelCosmetic, CleanBeauty, InciBeauty.

Et vous, quelle application utilisez-vous ?

Coup de cœur beauté, merci Hellocoton 🙏

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16 réponses sur « Ces applications qui bouleversent la cosméto »

  1. C’est effectivement une application qui peut être très bien, mais attention! Yuka va parfois dire qu’un actif dans un produit est cancérigène alors qu’il ne fait pas la différence entre nanoparticule et macro particule alors que certains actifs sont inoffensifs en nanoparticule et non

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  2. En suivant les conseils de l’application, j’ai dû cuisiner mes spaghettis carbonara avec des produits différents de mes habitudes. Meilleur pour ma santé ? Certainement. Et au goût ? Différent. Pas sûr que je sois prêt à me priver de ma recette favorite pour quelques « points de santé » en plus. Mais l’expérience est intéressante. J’ai depuis délaissé Yuka

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  3. Ces applications peuvent être d’une grande aide mais on peut vite tomber dans la paranoïa.
    Ces scores peuvent biaiser notre façon de consommer.

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  4. J’ai Yuka, je trouve l’application bien pratique. En général je revérifie certains produits indiqués comme cancérigènes mais jusqu’à présent, l’app ne s’est pas trompée Après il faut faire la part des choses quand on l’utilise: en effet elle indique le sirop d’érable comme trop sucré, le beurre comme trop gras… Ce qui est logique pour ce type de produit. Il faut juste les consommer avec modération 🙂 Pour le maquillage, je la trouve très pratique aussi

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  5. Pour mes cosmétiques, je fais confiance aussi à Biutag. L’appli est simple à utiliser, et je sais tout de suite les produits qui matchent avec ma peau.

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  6. Ton article est hyper intéressant et il est vrai que l’on ne parle pas assez des perturbateurs endocriniens, moi par exemple j’ai une peau atopique: eczéma + que poussé, j’ai essayé des tas de crèmes émollientes, médecin, dermato…rien, jusqu’au jour ou j’ai fabriqué ma propre crème avec des produits bruts et bio et depuis fini la peau de lézard, je fabrique aussi mon savon et depuis ma peau va beaucoup mieux ! super article et bravo pour ta Une dans Hellocoton aussi, ça fais toujours plaisir quand on se donne du mal en recherche de plein de données pour un article 🙂 et merci pour cette application !

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  7. Merci 😊 oui une sorte de reconnaissance 2.0 ^^
    En fabriquant soi même sa crème à base de produits bios et naturels, on met à l’abri notre peau des produits chimiques. Le dermatologue prescrit souvent le Cerat de Galien ou le tube de diprosone pour les peaux atopiques. Je te conseille le savon d’Alep mais je pense que tu connais déjà. Au plaisir de te lire.

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  8. Ethicadvisor, en scannant les produits, vous donne accès à des renseignements importants comme : la présence de plastique ou pas, les additifs dangereux, l’origine en terme d’entreprise etc. 
    C’est au total 40 critères qui sont mis en avant sur le site. De quoi ne pas se tromper en achetant ! Il est essentiel de prendre en compte le critère éthique dans son acte d’achat. Ethicadvisor a aussi créé le système du logo Ethicadvisor afin de reconnaître rapidement un bon produit, c’est un gage de confiance qui nous permet d’être aussi acteur dans nos actes d’achat.

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  9. je connaissais déjà Yuka pour le coté nourriture ! mais pour la cosmétique je viens de l’apprendre récemment ! c’est ouf quand même ^^ super article !

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  10. Si ces applications sont censées décrypter les cosmétiques, elles ne font pas l’unanimité. Peut mieux faire. Le syndicat professionnel des entreprises de beauté et de bien-être met en garde contre certaines fausses informations véhiculées par ces outils. Et certaines applis cosmétiques entretiennent une confusion du consommateur.

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About Mallys

Je m'intéresse de près aux nouvelles technologies et aux mutations digitales. Je défends l'idée que plusieurs futurs sont possibles et qu'il est urgent de remettre de l'humain dans la technologie. "L'information est l'oxygène des temps modernes"