Après deux mois passés bien au chaud à la maison, nous allons pouvoir sortir, retourner au travail pour la plupart et tenter de nous divertir un peu. Mais tout ne se fera pas du jour au lendemain et il va falloir être encore patient avant de retrouver sa vie d’avant…

De la même manière qu’elles ont permis de continuer à travailler, de se détendre ou de se rendre utile durant le confinement, les nouvelles technologies vont largement participer à cette sortie de crise.

Depuis mi mars, la france est confinée. Moi quelque part dans un appartement dans le centre-ville d’une métropole française. Pendant les quelques jours qui ont précédé cet enfermement « volontaire », nous avons passé pas mal de temps à écouter et regarder les informations.

Adapter les usages médiatiques

De nombreuses choses de la vie quotidienne ont été profondément bouleversées ces dernières semaines. Chez moi, la première évolution a concerné les actualités. En tant que rédactrice web (mon activité secondaire en freelance), l’information est ma matière première et j’en consomme quotidiennement une grande quantité.

J’essaie généralement d’utiliser ces moments pour sensibiliser mes enfants aux questions sociales, médiatiques, économiques, etc.

Les raccourcis que de jeunes oreilles génèrent dans le cerveau de leur propriétaire sont souvent spectaculaires et préfigurent parfois ceux empruntés par certains utilisateurs des réseaux sociaux.

Sur les conseils de la maîtresse, je les ai laissé regarder certains programmes traités spécifiquement pour les jeunes publics.

Médias traditionnels Vs médias sociaux

Bien que n’ayant pas de comptes personnels tels que Facebook, mes enfants n’en sont pas moins exposés aux contenus publiés sur les principaux réseaux sociaux.

Et puis, alors que nous sommes pour longtemps tous ensemble à la maison, il est difficile de ne pas partager avec ses proches divers sujets, opinions ou divergences que les réseaux sociaux nous apportent quotidiennement.

Un mème parmi d’autres

Plusieurs fois, j’ai constaté qu’il est important de faire répéter ce qu’un enfant a cru comprendre d’un échange « glané » auprès d’adultes : c’est encore plus crucial de le faire maintenant que le sujet est mortel. Les raccourcis que de jeunes oreilles génèrent dans le cerveau de leur propriétaire sont souvent spectaculaires et préfigurent parfois ceux empruntés par certains utilisateurs des réseaux sociaux.

Lorsque, malgré mes précautions, des contenus « coronanxiogènes » sont arrivés jusqu’à eux, nous avons parlé ensemble de ce qu’ils voulaient dire et des références qui pouvaient leur manquer. Nous sommes tombés d’accord pour dire que sur ces questions, c’est probablement le corps médical qui est le mieux placé pour se prononcer.

Mais j’ai tout de même entrepris de réduire au maximum leur exposition à ces informations, qui semblent de nature à les inquiéter.

Le numérique pour entretenir les liens

Cela dit, c’est bien aux contenus anxiogènes que nous faisons la chasse, et non aux médias sociaux.

Nous multiplions les call conf grand-parentales et discussions whatsapp avec la famille ou la maîtresse. Ce confinement marquera pour mes enfants un bond radical dans leurs usages des outils numériques et des médias auxquels il est ainsi possible d’accéder.

Nous profitons aussi pour faire des visites impossibles, en tant normal : le Moma de New York, l’Opéra de Paris…

C’est ainsi l’occasion de mettre en pratique une posture particulièrement importante avant de lâcher des enfants en ligne : c’est nous qui décidons ce que nous voulons voir et regarder, pas l’algorithme alimenté par nos données personnelles, qui ne mettra en avant que ce qui est monétisable et plaît au plus grand nombre. Pour la sérendipité, attendons qu’ils soient plus grands !

Enfin, certains auront la chance d’être très présents pendant que leurs enfants découvriront ces outils et opportunités : c’est l’occasion de faire comprendre qu’il est possible, et souhaitable, de parler des contenus trouvés sur les médias et réseaux sociaux.

Les enfants auront moins de réticences à se tourner vers vous en cas de question ou de problème, ce qui suffit à réduire grandement l’impact des funestes dangers d’internet, qu’il conviendrait d’ailleurs d’après moi d’appeler désormais les dangers des internautes, puisque ce sont bien eux qui transforment certains « coins » d’un réseau dédié à la circulation d’informations en dépotoirs de la pensée humaine.

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