Salon du Bourget, vendredi matin. Tandis que les regards se tournent vers les démonstrations en vol et les fusées statiques, un drôle d’avion à hélices silencieuses fend l’air. Ce n’est ni un prototype futuriste venu de la Silicon Valley ni un drone géant, c’est le Cassio S, l’avion hybride-électrique signé VoltAero, pépite rochefortaise qui compte bien électriser le ciel français.

Nous avons rencontré VoltAero au salon du Bourget. Micro à la main, il nous raconte comment la start-up veut propulser la France à la tête de l’aviation décarbonée.
VoltAero, c’est quoi l’idée ?
VoltAero, c’est un projet qui part d’un constat simple : si on veut continuer à voler sans détruire la planète, il faut repenser la propulsion des avions. Le Cassio S, c’est notre démonstrateur hybride-électrique. Il est équipé à la fois d’un moteur électrique très silencieux et d’un moteur thermique qui agit comme un prolongateur d’autonomie. C’est notre réponse concrète à la question : “Comment voler propre et sûr aujourd’hui ?”
Qu’est-ce que vous montrez au Salon du Bourget ?
On montre que ça vole ! Le Cassio S a déjà plus de 185 heures de vol et 25 000 kilomètres au compteur. Ce n’est pas un PowerPoint ou une maquette sur pied. On fait une démo en vol pour montrer que notre technologie est mature, performante et surtout, beaucoup plus silencieuse qu’un avion classique. Et le public est bluffé.
Vous voulez devenir le Tesla de l’avion ?
On veut créer une rupture. Le Cassio S est juste le début. On prépare une gamme entière : Cassio 330 (4-5 places), Cassio 480 (6 places), Cassio 600 (jusqu’à 12 places). Ces avions sont faits pour du transport régional, du médical, ou même du vol à la demande. L’objectif, c’est de montrer que voler propre, ce n’est pas dans 20 ans, c’est maintenant.
Et la suite ?
On vise la certification en 2026 et les premières livraisons commerciales dans la foulée. Le rêve, c’est que dans quelques années, vous preniez un vol La Rochelle – Lyon à bord d’un Cassio, et que vous n’entendiez presque rien.
VoltAero prouve que l’innovation ne vient pas toujours des géants. Si l’industrie française veut devenir leader de l’aviation décarbonée, ce sera aussi grâce à des acteurs comme eux. En attendant, on vous conseille de lever les yeux au ciel : le changement est déjà en vol.