“Osez l’IA” : à Lyon, Microsoft et Simplon démystifient l’IA générative au féminin avec le programme GenIAles

Les 17 et 18 mars 2026, Microsoft France faisait étape à Lyon avec son Tour de France de l’IA. Au programme : un atelier IA générative co-organisé par Simplon, réservé aux femmes. Entre prompting, détection de deepfakes et rencontre avec Céline Corno, directrice du plan de compétences IA chez Microsoft France, voici ce qu’on en retient.

Premier jour. Treize participants. Un sujet qui divise, fascine et redéfinit nos métiers à vitesse grand V. Les 17 et 18 mars 2026, le Tour de France de l’IA organisé par Microsoft France posait ses valises à Lyon pour une série d’ateliers, de rencontres et de prises de conscience autour de l’intelligence artificielle. Et moi, j’avais un ticket pour un format un peu particulier : un atelier réservé aux femmes, co-conçu avec Simplon, centré sur l’IA générative. Voici ce que j’en retiens.

Le Tour de France de l’IA, c’est quoi exactement ?

Microsoft France a lancé en 2025 son Tour de France de l’IA, une initiative nationale itinérante visant à démocratiser les compétences autour de l’intelligence artificielle auprès du plus grand nombre. L’idée : ne pas laisser la révolution IA aux seuls ingénieurs et data scientists. Passer par les villes, aller à la rencontre des pros, des curieux, des reconvertis, des étudiants et de toutes celles et ceux que l’IA intimide encore un peu.

À Lyon, Simplon, l’école numérique inclusive et solidaire, s’est associée à Microsoft pour proposer un atelier spécifiquement destiné aux femmes. Dans un secteur où elles restent encore largement minoritaires, l’initiative a tout de suite du sens. Et le public présent reflétait bien cette diversité : 13 participantes (et un participant !) réunis autour d’une même envie d’en découdre avec les mystères de l’IA.

Un atelier dédié aux femmes : pourquoi c’est encore nécessaire en 2026 ?

La question mérite d’être posée. Et la réponse, malheureusement, est assez simple : les femmes restent massivement sous-représentées dans les secteurs de la tech et de l’IA. En France, elles ne représentent que 26 % des emplois du numérique selon les dernières estimations et à peine 16 % des postes directement liés à l’intelligence artificielle.

Ce déséquilibre n’est pas une fatalité, mais il est le produit de biais persistants : autocensure dès le lycée, orientation genrée, manque de modèles féminins visibles dans le secteur. Proposer des espaces d’apprentissage non mixtes, c’est créer un cadre où la prise de parole est plus libre, où les questions, même les plus « basiques », peuvent être posées sans la crainte du jugement. Et ça change vraiment quelque chose.

Dans la tech, les femmes représentent à peine un quart des effectifs. Dans l’IA, c’est encore moins. Former, c’est bien. Inclure, c’est mieux.

Au programme : prompting, deepfakes et deep learning

L’atelier avait une ambition claire : rendre accessible ce qui peut sembler abscons. Et c’est une réussite. En quelques heures, on a abordé l’essentiel de l’IA générative avec pédagogie et beaucoup de pragmatisme.

Apprendre à prompter

Le prompting, l’art de formuler ses instructions à une IA pour obtenir des résultats pertinents, est clairement une compétence en train de devenir incontournable. On a exploré la structure d’un bon prompt : être précis, donner du contexte, formuler ses attentes, itérer. Ce que j’ai retenu ? Prompter, c’est presque comme apprendre à bien poser une question à un stagiaire ultra-rapide qui ne comprend que le littéral.

Photo réelle ou IA ? L’œil nu ne suffit plus

Autre exercice fascinant et franchement déstabilisant : distinguer une photo générée par IA d’un cliché authentique. Spoiler numéro deux : c’est de plus en plus difficile. Les outils de génération d’images ont fait des bonds extraordinaires depuis 2023. On nous a appris à repérer les indices — les mains (encore souvent ratées), les arrière-plans incohérents, les reflets impossibles — mais aussi à réaliser que ces indicateurs s’estompent rapidement. Une vraie alerte sur notre rapport à l’image à l’ère des deepfakes.

IA, IA générative, deep learning : démêler les concepts

L’atelier a également pris le temps de poser les bases conceptuelles. Qu’est-ce que l’IA exactement ? En quoi l’IA générative se distingue-t-elle de l’IA « classique » ? Quel est le rôle du deep learning, ces réseaux de neurones artificiels capables d’apprendre à partir de volumes massifs de données, dans tout ça ? Des explications claires, sans jargon inutile, qui permettent enfin de ne plus hocher la tête poliment quand on entend « transformer » ou « modèle génératif ».

Ce monsieur âgé au premier rang qui a tout changé

Impossible de ne pas mentionner l’un des participants les plus marquants de l’atelier. Parmi les 13 personnes présentes, un homme très âgé avait fait le déplacement, dans un atelier officiellement dédié aux femmes, avec une curiosité et une énergie qui ont, franchement, mis tout le monde de bonne humeur. Il posait des questions.

Ce détail dit quelque chose d’important : l’envie d’apprendre n’a pas d’âge, et la révolution IA ne concerne pas que la Gen Z. Elle touche tout le monde, les cinquante ans de carrière comme les premiers stages. Et voir ça, en vrai, c’est assez puissant.

Rencontre avec Céline Corno, directrice du plan de compétences IA chez Microsoft France

À la suite de l’atelier, j’ai eu l’occasion de partir à la rencontre de Céline Corno, qui pilote le plan de compétences IA de Microsoft France. Une femme de terrain, précise et engagée, qui porte la conviction que former aux compétences IA est une question d’inclusion autant qu’une nécessité économique.

Son rôle : déployer à l’échelle nationale des programmes de formation pour accompagner la montée en compétences des professionnels, des demandeurs d’emploi, et plus largement de toutes celles et ceux que l’IA risque de laisser au bord de la route si on n’y prend pas garde. Le Tour de France de l’IA, c’est une de ses scènes.

Sa vision : l’IA générative n’est pas là pour remplacer les humains, mais pour amplifier leurs capacités. À condition, bien sûr, qu’on leur donne les clés pour l’utiliser. C’est tout l’enjeu du programme IA Géniales porté par Simplon, qu’elle soutient activement.

https://www.instagram.com/reel/DV_lUeyDMVf/?igsh=cnBpbm5uMGdwZXBr

IA Géniales : le programme de Simplon pour les femmes qui veut changer la donne

Dans la continuité de l’atelier, impossible de ne pas parler du programme IA Géniales de Simplon. C’est précisément ce type d’initiative qui donne corps aux discours sur l’inclusion des femmes dans la tech, en passant des intentions aux actes.

IA Géniales est un programme de formation conçu spécifiquement pour les femmes, visant à les outiller face aux transformations induites par l’IA générative. Au programme : comprendre les fondamentaux de l’IA, développer des compétences pratiques en prompting et en utilisation d’outils IA, et surtout reprendre confiance dans sa capacité à naviguer dans un monde numérique qui évolue très vite.

Pas besoin d’un profil technique pour y candidater. C’est justement ce qui rend ce programme précieux : il s’adresse à toutes, quelle que soit la distance qu’on pense avoir avec la tech. Et dans un secteur où les femmes continuent de s’autocensurer dès qu’on prononce le mot « code » ou « algorithme », c’est une vraie bouffée d’air.

Vous êtes une femme et l’IA vous intrigue (ou vous fait peur) ?

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Ce que je retiens de ce premier jour

Le Tour de France de l’IA à Lyon aura confirmé une chose : la démocratisation de l’IA ne se fera pas par des conférences TED ou des threads LinkedIn, elle se fera dans des salles comme celle-là. Avec des gens curieux, des formatrices engagées, et des partenariats qui ont le mérite d’exister.

L’atelier Simplon × Microsoft, c’est un bel exemple de ce que peut donner la tech quand elle décide de ne pas se regarder le nombril. Repartir avec des outils concrets, un carnet de concepts et l’envie d’aller plus loin, c’est tout ce qu’on peut demander à deux heures de formation.

Et si vous êtes une femme qui hésite encore à franchir le pas vers l’IA : allez-y. Le monde qui se dessine aura besoin de vos compétences. Autant les augmenter dès maintenant.

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