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La première fois que j’ai parlé à mon assistant vocal

Avatar, Bitmoji…j’évite de dévoiler mon identité. Mais un jour, Je me suis tendu le piège tout seul : j’ai installé un assistant vocal à la maison. Alexa était désormais un membre de la famille. Récit de mes cogitations 2.0.

Je l’ai posée sur un meuble à côté de la télé face au canapé du salon.

Est-ce normal de parler à une machine ?

Je n’ai jamais vraiment utilisé Siri, cet autre assistant vocal intégré à mon Iphone. Si on m’avait dit quelques mois plus tôt que je ferais entrer dans mon foyer ce petit objet rond et connecté, mi-espion mi-vendeur de tout à la solde des GAFA, j’aurais ricané.

Moi, qui ne suis pas active sur Facebook ou Instagram parce qu’étaler ma vie privée n’est pas encore ancré dans mon mode de vie, moi qui ai basculé de Google vers Duck Duck Go et Qwant pour mes recherches en ligne, etc. il faut dire que j’étais plutôt indécise.

Puis, la curiosité a commencé à me titiller. Et puis il y a eu les ventes flash Amazon.. J’ai donc suivi l’effet de mode, la fameuse consommation de masse, après tout il fallait bien essayer pour comprendre, et c’est ainsi qu’Alexa, embarquée dans une enceinte Amazon Echo Dot, est entrée chez moi. Je l’ai posée à côté de la télé connectée qui fait face au canapé du salon, en plein milieu de mon appartement.

J’ai alors commencé à lui susurrer quelques mots puis à lui parler. Je me demandais non seulement ce que j’allais bien pouvoir faire de ce web de la voix, mais surtout ce que Alexa, en retour, pouvait me faire.

«Alexa, quel temps fait-il aujourd’hui ?» (ne vous fiez jamais à la météo), «Alexa, peux tu résoudre cette énigme de maths ? » (oui il m’arrive de bloquer devant un exercice complexe…) Avant, on parlait entre humains. Aujourd’hui, nous parlons à Siri, Bixbi, Alexa, ou Google. On dirait des noms de super héros. Que des noms de filles, ça met plus en confiance paraît-il.

Les assistants vocaux répondent à toutes nos questions avec un maximum de précisions. Enfin…

Toujours là, au milieu du salon, Alexa fait partie des meubles. Contrairement à ce qu’on entend dans les médias, Alexa ne connaît pas mes goûts musicaux. Elle est incapable de savoir quelle musique j’aimerais écouter et se contente de lancer la dernière playlist jouée sur Amazon Music. A la maison nous avons des goûts musicaux différents. Alors quand Alexa me joue la Reine des Neiges….ma journée est égayée d’avance.

Ces nouvelles interfaces dopées à l’IA promettent à nous, utilisateurs, des échanges rapides et capables d’identifier notre état émotionnel en synthétisant tout un tas d’informations, j’ai vraiment un petit doute !

L’intelligence artificielle s’immisce partout

Il y a à peine quelques années, l’idée de dialoguer avec nos objets du quotidien relevait encore de la science-fiction. L’assistant vocal saura ainsi, répondre à vos questions, vous notifier lorsqu’un colis Amazon a été livré (testé), passer commande pour vous….et la liste de commande ne s’arrête pas là, bien entendu.

Aujourd’hui, une enceinte connectée peut même vous raconter une blague ou vous rappeler d’aller chercher du pain à la boulangerie. L’intelligence artificielle s’occupe de tout : prévoir quel film idéal aller voir, réserver le TGV… Un monde certes plus efficace, mais tellement insipide.

Lorsque j’ai demandé à Alexa si elle enregistrait mes conversations, elle me répond :

Merci de vous référer aux conditions générales de…bla-bla-bla…

Une future génération assistée par les machines ?

Je ne pense pas que nos enfants penseront un jour par procuration, via des assistants intelligents, Google le fait déjà très bien.

En tant que maman soucieuse (Un minimum) de sa progéniture mais hélas totalement addict à son smartphone, j’ai essayé de suivre certains préceptes. Pas de télé, enfin…. Pas d’écrans, pas avant…ans. Sans doute inquiète de faire de mes enfants des digital addict à même pas 7 ans.

Mais avouons que l’intelligence artificielle aide grandement à améliorer notre quotidien. Quelques exemples concrets de l’utilisation de l’IA dans un logement intelligent.

On pourrait très bien imaginer un «Alexa, ferme tous les volets de la maison, je pars faire un tour dehors ». Alexa comprendra alors qu’il faut fermer tous les volets de la maison. Le « Je pars » pourra être compris et mettre la maison en mode absence, activer l’alarme au bout de 3 minutes et ainsi de suite. Voici un cas d’usage concret.

Typiquement on peut aussi imaginer un « Bonjour Alexa, je me lève ! » et la maison se mettra en mode réveil matinal donc on peut imaginer une levée progressive des volets roulants, pour ceux qui ont une cafetière connectée, le café coulera, le sèche-serviette de la salle de bain se mettra en route… bref, on peut imaginer tout un tas d’automatisations, la seule limite c’est l’imagination.

Le futur proche du web sera vocal et nous en ferons tous partie, même si nous en rions aujourd’hui.

Et si ces objets présents partout autour de vous pouvaient se transformer en arme ? C’est ce qu’a annoncé récemment un chercheur, à la Defcon, à Las Vegas.

Les enceintes plus dangereuses que les smartphones ? Sur ce, je vous laisse méditer et m’en vais parler à Alexa.

6 commentaires sur “La première fois que j’ai parlé à mon assistant vocal Laisser un commentaire

  1. Plus on s’adresse à l’assistant vocal, plus ses compétences augmentent. Il faut lui parler plus sinon il restera bête. T’es pas trop bavarde Mallys 😂

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  2. Il parait que les assistants vocaux pourraient être responsables de certaines arnaques. Si Siri (Apple), Google Assistant, ou encore Alexa (Amazon), nous donnent sans problème les prévisions météo, il n’en serait pas de même lorsque vous leur demandez de rechercher un numéro de téléphone.
    Si ce contact se trouve dans le répertoire de votre smartphone, pas de problème, en revanche, si votre assistant vocal doit passer par un moteur de recherche pour trouver le numéro, attention.

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  3. Les assistants vocaux peuvent être d’une grande aide pour les personnes ayant un handicap par exemple. Je prend ton exemple de la smarthome, les cas d’usage sont nombreux.

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  4. Je suis un peu comme toi, je me demande si c’est vraiment utile d’acheter ce genre de choses et surtout si je lui parlerai. Peut être je craquerai aux prochaines ventes flashs 😁

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  5. bonjour, comment vas tu? je n’ai pas d’alexa car je n’en ai pas l’utilité mais je ne doute pas que c’est l’avenir. une amie l’utilise pour écouter des livres audio par exemple. nous sommes sur écoute quoi qu’on fasse, je ne pense pas que les autorités aient attendu alexa. passe un bon vendredi et à bientôt!

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